Spectacles
Tous les spectacles de La petite mouche sont des fictions.
Les fictions ouvrent des mondes, subliment la réalité, la réinventent, la sentent autrement.
Inventer une fiction, c’est faire l’effort de se décentrer.
C’est une première ouverture vers un ailleurs. Vers l’autre.
C’est dessiner un premier trait d’union autour duquel se retrouver ensemble.
Le public participe à la création (ateliers philo-art)
Les spectacles créés servent de support pour de nouvelles réflexions collectives.
En création
Autour de Madame André
Autour de Madame André, c’est l’histoire d’Othman, un ado de 14 ans, voisin de Madame André, morte depuis quelque temps. Madame André, est une vieille dame devenue complètement transparente à force de ne pas être touchée. Elle vivait seule avec Fanette, sa plante verte. Quand Othman entre chez sa voisine défunte, il rencontre Fanette (marionnette). Ils s’unissent autour d’un fameux point commun : tous deux sont touchés par la disparition totale de Madame André – Fanette partage ses souvenirs par fiction sonore. Grâce à leurs différences, Othman et Fanette s’apprivoisent, se rencontrent, se lient d’amitié. Othman s’interroge sur ses relations – lui aussi se sent transparent, sa mère le calcule pas et Léo, son meilleur pote, lui demande de rester « Le bon vieux Othman ». Mais c’est quoi, au juste « rester le bon vieux Othman » ?
Autour de Madame André esquisse avec un ton absurde et tendre la tension entre le besoin vital de contacts humains et la grande difficulté d’être en liens.
Distribution
Jeu : Loris Legnaro (Othman) et Samuel Villanueva-Hullebroeck (Fanette, marionnette)
Machinerie, son, lumière : Damien Praet
Ecriture, mise en scène : Mathilde Collard
Aide à la dramaturgie : Julie Feltz et Sandrine Schlögel
Avec le soutien de PhiloCité.
C'est ok
Julia adore le rose parce qu’elle adore Big Rose. Elle porte des lunettes roses grâce auxquelles elle a la paix : quand elle les porte, toutes les personnes qui ne pensent pas en rose disparaissent. Tous les jours, elle vient voir Big Rose à la Big-borne de son quartier rose. Big Rose l’aide à regonfler sa volonté, à travailler – « La bienveillance c’est la surveillance ; L’ignorance, c’est la force ».
La Big-borne scanne régulièrement le quartier pour adapter sa couleur à la majorité. Désastre pour Julia ! La Big-borne scanne majoritairement du vert, Big devient Big Vert. Il dit savoir ce qui est ok et ce qui n’est pas ok – « Bien(sur)veillance contre la violence ; Imposer le bien c’est ok » ; Julia ne comprend pas, se sent seule, perdue.
Winston la mouche, tombé par hasard dans la boîte aux lettres de Julia, ne connaît ni Big rose ni Big vert… Il n’arrive plus à voler : il essaye de comprendre pourquoi et ses questions interrogent Julia sur Big et ses certitudes. Et si être bienveillant, c’était être curieux et joyeux face à nos désaccords, questionnements et confrontations ?
Très librement inspiré de 1984.
C’est ok, un spectacle de marionnettes court, ironique et percutant (30 min). Une histoire de désaccords péremptoires qui se dissolvent en tas de questions.
Distribution
Jeu et construction des marionnettes : Mathilde Collard
Ecriture : Mathilde Collard et Estelle Crépin
Mise en scène : Estelle Crépin
Aide à la dramaturgie : Julie Feltz
Regard extérieur marionnettique : Samuel Villanueva-Hullebroeck
Aide à la construction des décors, marionnettes, objets : Julie Feltz, Serge Morciaux, Samuel Villanueva Hullebroeck, Eddy Coquelet, Mathilde Collard.
Avec le soutien de PhiloCité et de La Fabrique de théâtre.